Un importateur trouve un camion par un contact, envoie une avance par transfert mobile pour « réserver » le véhicule, et attend. Le numéro ne répond plus. Ou bien le camion vient, charge, et la marchandise n'arrive jamais, parce que le camion n'était pas celui qu'on croyait.
Ces histoires ne sont pas rares. Elles ont presque toutes la même cause : on a payé avant de savoir à qui, et pour quoi.
Les pièges les plus fréquents
L'intermédiaire qui encaisse. Entre le chargeur et le propriétaire du camion, il y a souvent un ou deux intermédiaires. Certains sont utiles. D'autres encaissent l'avance, ne paient pas le transporteur, et laissent le chargeur face à un camion qui refuse de partir.
Le camion qui n'est pas le bon. Le chargeur a vu la carte grise d'un camion, c'est un autre qui se présente. Les plaques ne correspondent pas aux papiers, ou le chauffeur n'a aucun lien avec l'entreprise qui a signé.
La fausse entreprise. Un nom proche de celui d'un transporteur connu, un logo copié, un numéro qui n'est pas le sien.
L'avance pour réserver. Payer pour qu'un camion « vous attende » avant même de l'avoir vu, c'est payer une promesse.
Le solde réclamé avant la livraison. Le chauffeur appelle en route : il manque de l'argent pour le gasoil, pour un passage, pour une réparation. Le solde est versé, le camion reste arrêté.
Payer dans le bon ordre
La règle est simple : chaque paiement doit correspondre à une étape déjà vérifiée.
Avant tout paiement, identifier le transporteur. Nom de l'entreprise, carte grise du camion, assurance en cours, permis du chauffeur. Nous avons détaillé ces vérifications dans notre article sur la vérification d'un transporteur.
L'avance, au chargement, pas avant. Quand le camion est là, que ses plaques correspondent à la carte grise, que le chauffeur est identifié et que la lettre de voiture est signée. Une avance de 30 à 50 % sert à payer le gasoil du voyage : c'est normal, et c'est à ce moment qu'elle a un sens.
Le paiement au nom de l'entreprise. Sur un compte bancaire ou un compte mobile au nom du transporteur, pas sur le numéro personnel d'un chauffeur ou d'un intermédiaire. En cas de problème, c'est une entreprise que vous poursuivez, pas un prénom.
Le solde, à la livraison, contre une lettre de voiture signée. Le destinataire signe, avec ses réserves s'il en a. C'est cette signature qui déclenche le solde. Pas un appel, pas une photo du camion devant la porte.
Les frais en route, seulement s'ils étaient prévus. Un supplément réclamé en chemin se discute avec l'entreprise, pièces à l'appui, et se règle à la livraison. Nous avons listé ceux qui sont légitimes dans notre article sur les frais qui s'ajoutent en route.
La lettre de voiture, votre meilleure garantie
L'Acte uniforme OHADA sur le transport de marchandises par route fait de la lettre de voiture la preuve du contrat : qui transporte, quoi, d'où, vers où. Elle identifie le transporteur qui répond de la marchandise. Payer sans lettre de voiture, c'est payer un transport qui, juridiquement, n'existe pas encore.
Gardez aussi une trace de chaque paiement : reçu de transfert, avis de virement, message de confirmation. Et une facture, pour votre comptabilité comme pour votre défense, comme nous l'expliquons dans notre article sur les transporteurs payés sans facture.
Suivre le camion, c'est aussi protéger son argent
Un camion suivi ne disparaît pas. Si le chauffeur annonce une panne à Tambacounda alors que le signal est à Kaolack, la conversation change. Le suivi en temps réel n'est pas un gadget : c'est ce qui permet de payer le solde en sachant que la marchandise est arrivée.
Ce que nous faisons
Avec GraceCorp, vous ne payez pas un camion inconnu. Vous payez GraceCorp, par Orange Money, Wave, carte bancaire ou virement, et vous recevez une facture. Nos transporteurs partenaires sont vérifiés pièce par pièce avant de recevoir une course : carte grise, assurance, visite technique, licence. C'est nous qui les payons, selon les étapes de la course. Le camion est suivi du chargement à la livraison, et vous voyez sa position.
À lire aussi : la lettre de voiture, le document qui vous protège et le suivi en temps réel.
Sources : Acte uniforme OHADA relatif aux contrats de transport de marchandises par route, 22 mars 2003 (lettre de voiture, responsabilité du transporteur) ; pratiques de paiement et d'identification des transporteurs observées sur nos corridors.
