Retour au blog

Sourcing

Prix du cajou en 2026 : Côte d'Ivoire, Bénin, Guinée-Bissau

1 octobre 2026 · 5 min de lecture

Read this article in English

Sacs de noix de cajou au port de Bandim, à Bissau, en Guinée-Bissau

Photo : Alvaro Ludgero Andrade/VOA Português · Public domain

L'Afrique de l'Ouest est l'une des premières régions productrices de noix de cajou brutes au monde, et la Côte d'Ivoire en est le premier producteur. Mais l'essentiel de cette récolte est encore décortiqué en Inde et au Vietnam. Pour un acheteur, comprendre le prix du cajou en 2026, c'est comprendre trois choses : le prix minimum fixé par les États, le prix réellement payé à l'export, et la qualité, qui décide de tout.

Côte d'Ivoire : 400 FCFA le kilo bord champ

Le 6 février 2026, le ministre ivoirien de l'Agriculture, Bruno Nabagné Koné, a fixé le prix minimum bord champ de la noix de cajou à 400 FCFA le kilogramme pour la campagne 2026, contre 425 FCFA la campagne précédente, soit une baisse de 6 %.

Les raisons avancées : des prix internationaux plus faibles, et les droits de douane supplémentaires imposés par les États-Unis entre août et novembre 2025, qui ont perturbé le marché. La baisse du dollar, passé d'environ 620 FCFA en 2025 à 565 FCFA au moment de l'annonce, réduisait aussi la marge de manœuvre. Le Conseil coton anacarde a précisé que ces prix ne s'appliquent qu'aux noix bien séchées et correctement triées.

La Côte d'Ivoire ne fait pas qu'exporter de la noix brute. Selon l'Alliance africaine du cajou, elle en a transformé environ 600 000 tonnes en 2025, soit à peu près 81 % des volumes transformés en Afrique de l'Ouest. Selon les données douanières de 2024 citées par l'Alliance africaine du cajou, ses trois premiers marchés étaient le Vietnam, les Pays-Bas et les États-Unis.

Bénin : la noix brute ne sort plus

Depuis le 1er avril 2024, le Bénin interdit l'exportation de la noix de cajou brute, en application d'un décret de mars 2022. L'objectif est de faire transformer la récolte sur place, notamment dans la zone économique spéciale de Glo-Djigbé, avec une capacité visée de 110 000 tonnes.

Le pari n'est pas encore gagné. Selon la presse béninoise, une partie de la récolte continue de sortir par les pays voisins, et les usines manquent encore de financement face à la concurrence des acheteurs étrangers. Pour un acheteur étranger, la conclusion est simple : au Bénin, on achète de l'amande transformée, pas de la noix brute.

Guinée-Bissau : le cajou fait le pays

La Guinée-Bissau vit du cajou : c'est de loin sa première exportation. En mars 2026, l'État et la BOAD ont lancé une société, la SOCA-GB, pour transformer davantage sur place. Le pays reste néanmoins d'abord un exportateur de noix brute.

Ce que paient les acheteurs

Les décortiqueurs indiens et vietnamiens n'achètent pas un poids, ils achètent un rendement. Le prix d'une noix brute dépend avant tout de son KOR (kernel outturn ratio), le rendement en amande : le nombre de livres d'amandes blanches entières qu'on obtient d'un sac de 80 kg de noix brutes. Une noix à 50 livres ne vaut pas une noix à 47 livres.

Viennent ensuite le taux d'humidité, le nombre de noix au kilo et le taux de défauts. C'est pour cela que le Conseil coton anacarde insiste sur des noix « bien séchées et correctement triées » : une noix humide pèse plus lourd à l'achat et vaut moins à l'arrivée.

Acheter du cajou en Afrique de l'Ouest sans mauvaise surprise

Connaître le pays. Noix brute en Côte d'Ivoire ou en Guinée-Bissau, amande au Bénin.

Acheter sur analyse. Un test de coupe par un inspecteur indépendant, sur un échantillon tiré du lot réel, fixe le KOR, l'humidité et les défauts avant le paiement du solde.

Caler le calendrier. La campagne commence en février. Les meilleures noix partent tôt ; les dernières, en fin de saison des pluies, sont souvent plus humides.

Maîtriser la route. Entre la zone de production et le port, la noix voyage en camion. Un retard sous la pluie dégrade un lot sec.

Payer en sécurité. Un acompte contre un échantillon, le solde contre les documents et le rapport d'inspection, idéalement par crédit documentaire.

Notre lecture

Le cajou ouest-africain est à un tournant. La Côte d'Ivoire transforme déjà une part importante de sa récolte, le Bénin a fermé l'exportation de la noix brute, la Guinée-Bissau s'équipe. Pour les acheteurs indiens et vietnamiens, l'accès à la noix brute va devenir plus disputé. Pour les acheteurs d'amandes, une offre africaine se constitue. Dans les deux cas, ceux qui maîtriseront la qualité au départ, l'inspection et le transport jusqu'au port achèteront mieux que ceux qui achètent au prix du jour.

Questions fréquentes

Quel est le prix du cajou en Côte d'Ivoire en 2026 ?

400 FCFA le kilogramme, prix minimum bord champ fixé le 6 février 2026 pour les noix bien séchées et triées, contre 425 FCFA lors de la campagne précédente.

Peut-on exporter de la noix de cajou brute du Bénin ?

Non. Depuis le 1er avril 2024, l'exportation de la noix brute est interdite pour favoriser la transformation locale.

Qu'est-ce que le KOR du cajou ?

Le kernel outturn ratio, ou rendement en amande : le nombre de livres d'amandes blanches entières obtenues à partir d'un sac de 80 kg de noix brutes. C'est le premier critère de prix pour les acheteurs indiens et vietnamiens.

Où est transformée la noix de cajou africaine ?

Surtout en Inde et au Vietnam. Mais la Côte d'Ivoire en a transformé environ 600 000 tonnes en 2025, et le Bénin et la Guinée-Bissau développent leurs propres usines.

Ce que nous faisons

GraceRoad achète pour vous de la noix de cajou brute ou de l'amande, en Côte d'Ivoire et dans la sous-région, avec inspection indépendante du lot, transport jusqu'au port et livraison DDP si vous le souhaitez. Indiquez-nous le produit, la quantité, la qualité visée (KOR, humidité) et le port d'arrivée.

À lire aussi : acheter en Afrique sans y avoir jamais mis les pieds et Sourcing : GraceCorp achète votre marchandise et vous la livre.


Sources : Agence Ecofin, 9 février 2026, et Abidjan.net (prix minimum bord champ de 400 FCFA, baisse de 6 %, raisons, cours du dollar) ; Alliance africaine du cajou (droits de douane américains d'août à novembre 2025, 600 000 tonnes transformées en Côte d'Ivoire en 2025, 81 % des volumes transformés en Afrique de l'Ouest, marchés d'exportation) ; Bénin Web TV et La Nouvelle Tribune (interdiction d'exporter la noix brute depuis le 1er avril 2024, décret n° 2022-214 du 30 mars 2022, objectif de 110 000 tonnes à Glo-Djigbé, contournements) ; Financial Afrik, 13 mars 2026 (création de la SOCA-GB en Guinée-Bissau avec la BOAD).

Vous avez une marchandise à envoyer ?

Décrivez-la à notre assistant.

Commencer une demande